We do not deserve another soulful
day in which every hour empties into
emptiness : a day in which every familiar
thing appears to have lost its edge
and the timbre of birdsong is dulled
by the prevailing mist and the river
lies sluggish in its unfathomable bed
Enough I say Bring on the spring
Bring on renewal with daffodils
and crocuses on every lawn and
blushing roses warmed by a balmy
breeze from the warm south so that
we may measure the endlessness
of love against the deathlessness
of life beneath the uncountable stars
John Lyons
L’infini de l’amour
Nous ne méritons pas un autre jour
mélancolique où chaque heure se perd
dans le vide : un jour où toute chose
familière semble avoir perdu de son éclat,
où le chant des oiseaux est étouffé
par la brume et où la rivière gît
paresseusement dans son insondable lit.
Assez ! Vive le printemps ! Vive le renouveau
avec ses jonquilles et ses crocus
sur chaque pelouse, ses roses rougissantes
réchauffées par une douce brise du sud,
afin que nous puissions mesurer l’infini
de l’amour à l’immortalité de la vie
sous les innombrables étoiles.