This is the great conundrum
that we are cinders
ash and dust
from a paradise of stars
We take comfort from beauty
but beauty passes
just as rose petals fade :
age erupts on the skin
the muscles lose their tone
sight grows dim
and though we struggle
the slope slips downwards
always and away
to the wild open sea
An old man in a tattered coat
carries a sturdy ash cane
totters past the old schoolroom
where first lessons were learnt
—chalk on slate
and raffia mats
Young hearts and minds
now fill the space
their euphoria echoes
through the air
and in the playgrounds
their hop and skip proclaims
the innocent assumption
that they will live for ever
In my hand I have held
sharp fragments of flint
and wondered at the lives of those
who shaped these tools
The hardness of that stone
and the softness of love
immutable stone in the warm hand
of enduring love
2016
John Lyons
Réflexions sur les jours d’école
Voici le grand paradoxe :
nous ne sommes que cendres,
cendres et poussière,
nés d’un paradis étoilé.
Nous trouvons du réconfort
dans la beauté, mais la beauté
passe, tout comme les pétales
de rose se fanent : l’âge
se manifeste sur la peau,
les muscles se relâchent,
la vue baisse, et malgré nos efforts,
la pente s’incline toujours
vers le bas, toujours plus loin,
vers l’immensité sauvage de la mer.
Un vieil homme au manteau
en lambeaux, portant une robuste
canne en frêne, passe en titubant
devant la vieille salle de classe
où furent apprises les premières
leçons : craie sur ardoise
et des nattes de raphia.
De jeunes cœurs et esprits
emplissent désormais l’espace,
leur euphorie résonne. Dans les airs
et dans les cours de récréation,
leurs sauts et leurs bonds proclament
l’innocence de la conviction
qu’ils vivront éternellement.
Dans ma main, j’ai tenu
des fragments de silex acérés
et je me suis interrogé sur la vie
de ceux qui ont façonné ces outils.
La dureté de cette pierre et la douceur
de l’amour, pierre immuable dans la main
chaleureuse d’un amour éternel.