A few chosen words

A few chosen words
A few well-chosen words
that bond into poetry
sun moon and stars
the rise and fall
of the old river that
languishes in its bed
the many bridges
we cross in the course
of a life – the many kisses
we exchange on
the occasions of love

Ours was never
an everlasting though
it should have been
There was a certain
fragrance when our bodies
came together that I will
never forget   I have no one
to blame but myself
but I miss you all the same
but that is the shape of it

John Lyons


Quelques mots choisis

Quelques mots choisis
Quelques mots bien choisis
qui s’unissent en poésie :
le soleil, la lune et les étoiles,
le flux et le reflux du vieux fleuve
qui languit dans son lit,
les nombreux ponts que nous
traversons au cours d’une vie,
les nombreux baisers
que nous échangeons en amour.

Notre amour n’a jamais été éternel,
bien qu’il aurait dû l’être.
Il y avait un parfum particulier
lorsque nos corps se unissaient,
un parfum que je n’oublierai jamais.
Je n’ai que moi à blâmer, mais
tu me manques malgré tout.
C’est ainsi la vie.

Bluebells and daffodils

Bluebells and daffodils on the edge
of the woods – life looking up after
a month of drear and despond
Close peep at the soil reveals
mounds of worm casts – the little 
blighters have been biding their time
to empty their bowels
for the common good 

So shed you winter rags
and get happy   Before the week
is out cherry blossom will line
our streets and the swamps will be
drained  Whatever you said
in haste will soon be forgotten
while your words of love will linger
in the mind and the day-to-day
will appear to be worth living

John Lyons


Des jacinthes et jonquilles

Des jacinthes et jonquilles en bordure
des bois – la vie renaît après un mois
de grisaille et de désespoir.
Un coup d’œil attentif au sol révèle
des monticules de turricules – ces petites
bêtes ont attendu leur heure pour vider
leurs entrailles pour le bien commun.

Alors, ôtez vos haillons d’hiver
et retrouvez la joie ! Avant la fin
de la semaine, les cerisiers en fleurs
borderont nos rues et les marais seront
asséchés. Ce que vous avez dit
à la hâte sera vite oublié, tandis que
vos mots d’amour resteront gravés
dans les mémoires et le quotidien
semblera valoir la peine d’être vécu.

The Masters of War

Such a bold word all
All virtue all kindness all hope
It carries the weight of the world
on its tiny shoulders
All things to all mankind

And yet so many tongues
are ready and willing
to wallow in reproach
Fame is a fad and tongues
soon tire of applause

Under a wild sky
dark clouds racing
across the horizon
the willow wept
under the onslaught
of winter rain
as bombs fell upon
the innocent : I pray
excommunicate
the masters of war

John Lyons


Tout – un mot si audacieux

Tout – un mot si audacieux !
Toute la vertu, toute la bonté,
tout l’espoir. Il porte le poids du monde
sur ses frêles épaules.
Tout pour toute l’humanité.

Et pourtant, tant de langues
sont prêtes à se vautrer
dans le reproche. La gloire
est une mode passagère
et les langues se lassent vite
des applaudissements.

Sous un ciel déchaîné,
des nuages ​​sombres filant
à l’horizon, le saule pleurait
sous l’assaut des pluies hivernales
tandis que les bombes s’abattaient
sur les innocents : je prie
pour l’excommunication
des maîtres de la guerre.

Sure on this shining night

Sure on this shining night
not a shadow not a sound
and love lies to the west of me
as the earth tips into winter

all is sorrow all is pain
until words come again
to heal my aching heart

She would be silence
though I would have her
laugh and sing and dance
as once we did together

Sure on this shining night
my destiny lies in her hands

John Lyons


Sûrement en cette nuit lumineuse 

Sûrement, en cette nuit lumineuse,
pas une ombre, pas un bruit,
et l’amour se trouve à l’ouest de moi,
tandis que la terre bascule dans l’hiver

Tout n’est que chagrin,
tout n’est que douleur,
jusqu’à ce que les mots reviennent
pour guérir mon cœur meurtri

Elle serait le silence,
même si je voudrais la faire rire,
chanter et danser comme autrefois

Sûrement, en cette nuit lumineuse,
mon destin repose entre ses mains

The chain of resurrection

A shade of moonlight
across the calm waters
A little light in the darkness
is always welcome
A word or two to break
the silence can bring
such comfort

The chain of resurrection
in which life and death
hang in the balance
If you do not live for love
what do you live for?
How far do you need
to travel until you reach
yourself – how far to reach
the heart of those you love?

The time will come when
we will all beg for absolution
The power to forgive is central
to our charity Frailty comes
with the territory It is the mark
of our humanity

John Lyons

La chaîne de la résurrection

Une nuance de lune sur
les eaux calmes. Une lueur
dans l’obscurité est toujours
bienvenue. Quelques mots
pour rompre le silence peuvent
apporter un tel réconfort.

La chaîne de la résurrection
où la vie et la mort sont en jeu.
Si tu ne vis pas pour l’amour,
pour quoi vis-tu ? Jusqu’où
dois-tu aller pour te retrouver
toi-même, jusqu’où dois-tu aller
pour atteindre le cœur de ceux
que tu aimes ?

Le temps viendra où nous tous
implorerons l’absolution. Le pouvoir
de pardonner est essentiel
à notre charité. La fragilité est
inhérente à la condition humaine.
Elle est la marque de notre humanité.

New life

You whose life is on hold
rise up from your self
shed all past pains
and grasp the day
with eager hands

See how the daffodils
have opened overnight
how effortless their nature
and such beauty
in the spread petals
formed from sunlight
they bring light into the life
you should be leading

I have seen bees toiling
endlessly to advance
the universal purpose
that all things should have
increasingly more life 

You whose life is on hold
refuse to lie down
Beyond yourself
joy and love await
in the life that fosters
new life

John Lyons


Nouvelle vie

Toi dont la vie est en suspens,
relève-toi, libère-toi
de tes souffrances passées
et saisis le jour
avec enthousiasme.

Vois comme les jonquilles
se sont épanouies du jour
au lendemain, avec quelle facilité !
Et quelle beauté
dans leurs pétales déployés,
formés par la lumière du soleil !
Elles illuminent la vie
que tu devrais mener.

J’ai vu les abeilles travailler
sans relâche pour faire progresser
le dessein universel : que toute
chose ait toujours plus de vie.

Toi dont la vie est en suspens,
refuse de te laisser abattre.
Au-delà de toi-même,
la joie et l’amour t’attendent
dans la vie qui engendre
une nouvelle vie.

The dream

So quiet so still
day rising out of the dark
Barely a breath of air

The world still sleeping
A dense mist lying across
the wide empty river

Names come to mind
faces and memories
of loved one and moments

of tenderness – moments
in which the world made
sense and respect for

human life prevailed and
peace was more than
a promise 

John Lyons


Le rêve

Un calme absolu,
le jour se lève sur les ténèbres.
À peine un souffle d’air.

Le monde dort encore.
Un épais brouillard enveloppe
le fleuve large et désert.

Des noms, des visages,
des souvenirs d’êtres aimés,
des instants de tendresse

me reviennent en mémoire –
des moments où le monde
avait un sens, où le respect

de la vie humaine régnait, et
où la paix était plus
qu’une promesse.

Before the war

On a bitterly cold day
snow falling
on the dark streets
he had a taste
for something warmer
a snug bar serving oysters
with white wine
and a little bread

and as they ate and drank
from time to time
she leaned into him
her warm cheek against
his warm cheek
and he could feel
the beat of her heart
This was before the war

John Lyons


Avant la guerre

Par une journée glaciale
où la neige tombait
sur les rues sombres,
il a eu envie de quelque chose
de plus chaud : un bar chaleureux
où l’on servait des huîtres
avec du vin blanc
et un peu de pain.

Et tandis qu’ils mangeaient
et buvaient, de temps à autre,
elle se penchait vers lui,
sa joue chaude contre la sienne,
et il sentait les battements
de son cœur.
C’était avant la guerre.

The speechless voice of love

The speechless voice of love
that lurks under the silence
under the sun and moon and stars
that comes in the spring
and never fades away :
more constant than the river
that finds its way to the sea
only to return to the source
of life and journey once again

You who lived by water
who carried warmth and light
in your veins and who danced
to all the secret unsung songs
that played endlessly
in your ancestral heart
You who never left the land
you left recall it all to this day

John Lyons


La voix sans parole de l’amour

La voix sans parole de l’amour
qui se tapit sous le silence,
sous le soleil, la lune et les étoiles,
qui arrive au printemps
et ne s’éteint jamais : plus constante
que le fleuve qui trouve son chemin
vers la mer, pour ensuite retourner
à la source de la vie et
recommencer son voyage.

Toi qui vivais au bord de l’eau,
qui portais la chaleur et la lumière
dans tes veines et qui dansais
au son de tous les chants
secrets et inédits qui résonnaient
sans cesse dans ton cœur ancestral,
toi qui n’as jamais quitté la terre
jadis quittée, te rappelles de tout
jusqu’au jour le jour d’aujourd’hui. 

 

Life is indelible

Of all the words that matter
the ones that matter most
are the words we exchanged
on the day that we first met
A flurry of innocent words
beguiling and yet enquiring
getting-to-know-you words
full of promise full of desire
and a wanting never ever
to have to want again

On that day the world moved
at a tremendous pace
I could see it in your eyes
I could feel it in my heart
Nothing would ever be
the same again  Nothing
would ever ever change
Love reduced to the very
simplest of equations
Just as the robin never
alters its song or the magpie
never manages to master
a tune Life is indelible and
lovers never hold their breath
and art conquers absolutely all

John Lyons


La vie est indélébile

De tous les mots qui comptent,
ceux que nous avons échangés
le jour de notre première rencontre
comptent le plus. Un flot de mots
innocents, séduisants et pourtant
curieux, des mots pour apprendre
à se connaître, pleins de promesses,
de désir, et de l’envie de ne plus
jamais rien d’autre désirer.

Ce jour-là, le monde a filé
à une vitesse folle. Je le voyais
dans tes yeux, je le sentais
dans mon cœur. Rien ne serait
plus jamais pareil. Rien ne changerait
jamais. L’amour réduit à sa plus simple
équation. Tout comme le rouge-gorge
ne change jamais son chant,
ni la pie ne parvient jamais
à maîtriser une mélodie, la vie 
est indélébile, les amoureux
ne retiennent jamais leur souffle
et l’art triomphe absolument de tout.