How constant this ocean
gnawing day in day out
at the rock face : at night
clouds move across the sky
their progress tracked
by whales who keep
to the shadows cast
by the moonlight
Blue waters by day
time barely ruffled in the breeze
curls of light finely shaved
a virtuoso performance
in which we are all the players
the crash of cymbals
and the roar of horns
here at our birthplace
Think of Wallace Stevens
his obsession with melody
and with number
his mother’s fingers
on the keyboard
the silence of his bass voice
as he composed his poetry
delving deep into his emotions
remembering the blue silk
the clear warm evenings
the homeliness of life
the beauty behind every breath
whispers of immortality
in the mute nights
fitful tracings overlaid
with love
John Lyons
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Le mélodéon du poète
Comme il est constant, cet océan
qui ronge, jour après jour,
la paroi rocheuse : la nuit,
les nuages traversent le ciel,
leur course suivie
par des baleines qui se tiennent
dans les ombres projetées
par le clair de lune
Eaux bleues le jour, le temps
à peine frémi par la brise,
volutes de lumière finement ciselées,
une performance de virtuose
dont nous sommes tous les acteurs,
le fracas des cymbales
et le rugissement des cuivres,
ici, sur notre terre natale
Songez à Wallace Stevens,
à son obsession de la mélodie
et du nombre,
aux doigts de sa mère
sur le clavier,
au silence de sa voix de basse
tandis qu’il composait sa poésie,
puisant au plus profond de ses émotions,
se souvenant de la soie bleue,
des soirées claires et douces,
de la simplicité familière de la vie,
de la beauté derrière chaque souffle,
des murmures d’immortalité
dans les nuits silencieuses,
tracés incertains recouverts
d’amour