The undoing of distance
poetry that unpicks time
that puts two and two together
though in this case one
High on a hill
overlooking the harbour
we celebrated Easter
and after ate bouillabaisse
as the dusk gathered
in alleys and street corners
and bathed the dust
in darkness
Above us
the cemetery sky
filled with inevitable stars
and that night her kiss
sent a shiver down my spine
life and death tasted
on the same tongue
I remembered an owl
crying in the wind
I remembered the rafters
where spiders prowled
in the early hours
before dawn
I remembered that age
was rendered meaningless
in a universe of decrepit light
and that the pain of pleasure
was the certainty of loss
What could I possibly
have known of love
all those years ago
and what could I possibly
tell you now
and why should you care?
2016
John Lyons
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L’amour à Sète
La poésie qui défait la distance,
qui défait le temps,
qui relie deux et deux,
même si dans ce cas,
il n’y en a qu’un.
Sur une colline dominant le port,
nous avons fêté Pâques et ensuite
mangé de la bouillabaisse
tandis que le crépuscule s’installait
dans les ruelles et aux coins des rues
et baignait la poussière dans l’obscurité.
Au-dessus de nous, le ciel du cimetière
était rempli d’étoiles inévitables
et cette nuit-là, son baiser m’a fait frissonner.
La vie et la mort avaient le même goût
sur la même langue.
Je me suis souvenu d’un hibou
qui hululait dans le vent.
Je me suis souvenu des poutres
où les araignées rôdaient
aux premières heures avant l’aube.
Je me suis souvenu que les âges
étaient rendus insignifiants dans
un univers de lumière décrépite
et que la douleur du plaisir
était la certitude de la perte.
Que pouvais-je bien savoir de l’amour
il y a toutes ces années et que pourrais-je
bien te dire maintenant et pourquoi
devrais-tu t’en soucier ?