Winter is closing in
I read Gertrude Stein
to cheer me up –
a cushion
a seltzer bottle
a long dress
a red hat a blue coat
a piano a chair
white lilies in a vase
on a table upon which
particles of fine dust
are clearly visible
or perhaps not dust
but withered pollen
Outside
the silence is singing
I can hear the sea
where we bathed in July
I can hear the birds
who have kept us amused
all summer
their shadows gathering
on the wires overhead
soon to be on their way
I think of our lives
trimmed by the light
trimmed by time
and how slowly
but surely our days
spread into nothing
and how love
is the only hope
John Lyons
L’hiver approche
L’hiver approche
Je lis Gertrude Stein
pour me remonter le moral –
un coussin
un siphon d’eau de Seltz
une robe longue
un chapeau rouge un manteau bleu
un piano une chaise
des lys blancs dans un vase
sur une table où
des particules de poussière fine
sont nettement visibles
ou peut-être pas de la poussière
mais du pollen flétri
Dehors
le silence chante
J’entends la mer où
nous nous sommes baignés en juillet
J’entends les oiseaux
qui nous ont divertis
tout l’été
leurs ombres se rassemblant
sur les fils au-dessus,
prêts bientôt à partir
Je pense à nos vies
façonnées par la lumière
façonnées par le temps
et à la lenteur
mais la certitude avec laquelle nos jours
se dissolvent dans le néant
et à quel point l’amour
est le seul espoir


