From seed to flower
to fruit to flesh
to love and to love’s
heartless betrayal
Here at the water’s edge
the hand drops
petals of memory
where the grey river flows
swollen by recent rains
Time and time again
remembered
woven into the faded
opulence of our dreams
White-winged gulls
were our chorus
wheeling above us
riding the wind’s wild waves
filling the crisp air
with their raucous cries
in the secular light
For a brief spell
unfettered feelings
and paged perfections
perishable beauty
fleetingly held
in the palm of the hand
Then
a seismic shift
Words hewn from silence
the silhouette of a lone tree
standing in the midst
of a denuded field
baked beneath the sun
shaken by the vortex of dust
that rises up
from the land
Here the hawk feeds
the eagle too
and at night
owls prowl the fields
so that the ungodly earth
knows no rest
John Lyons
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Fin de l’histoire
De la graine à la fleur,
du fruit à la chair,
de l’amour à sa trahison
impitoyable.
Ici, au bord de l’eau,
la main laisse tomber
des pétales de souvenirs,
là où coule la rivière grise,
gonflée par les pluies récentes.
Souvenirs encore et encore,
tissés dans l’opulence
fanée de nos rêves.
Les mouettes à ailes blanches
étaient notre chœur, tournoyant
au-dessus de nous, portées
par les vagues sauvages du vent,
emplissant l’air vif de leurs
cris rauques sous la lumière profane.
Un bref instant, des sentiments libres
et des perfections écrites,
une beauté éphémère, tenue
fugacement dans le creux de la main.
Puis un bouleversement sismique.
Des mots taillés dans le silence,
la silhouette d’un arbre solitaire
se dressant au milieu d’un champ
dénudé, brûlé par le soleil,
secoué par le tourbillon de poussière
qui s’élève de la terre.
Ici, le faucon nourrit, l’aigle aussi,
et la nuit, les hiboux rôdent
dans les champs, si bien que
la terre impie ne connaît
aucun repos.

