Gazing out at the wide water
winding its way out to sea
in the long Sunday silence
A ghost of a light breeze
ruffling the leaves on the sycamore
Summer dreams have come
to an end and leaves are tumbling
There is a peace here that is not
known in other lands The harvest
is in and the fruit has been picked
and life has settle into autumn
Whether snow will fall at Christmas
is a matter for speculation
There will be rain from time to time
of that we are certain and private
griefs will be faced stoically : a
procession of shadows will be
eclipsed by tender births when
the joy of love fulfils its promise
John Lyons
Mon propre dimanche matin
Le regard porté sur l’étendue des eaux
qui serpentent vers la mer dans
le long silence du dimanche. Une légère
brise, tel un souffle fantomatique,
fait frémir les feuilles du platane.
Les rêves d’été ont pris fin,
et les feuilles s’éparpillent.
Il règne ici une paix inconnue
sous d’autres cieux. La récolte
est rentrée, les fruits ont été cueillis,
et la vie a basculé dans l’automne.
Quant à savoir si la neige tombera
à Noël, nul ne saurait le dire.
Il y aura, de temps à autre, de la pluie —
cela, nous en sommes certains — et les chagrins
intimes seront affrontés avec stoïcisme :
un cortège d’ombres finira par s’effacer
devant la tendresse des naissances, lorsque
la joie de l’amour tiendra ses promesses.
