At dawn
I go down to the sea
drawn to its mystery
I listen to its silence
it too has mountains
deep and unknown
and when the wind rises
it has a dark voice
that grinds and gasps
as it gropes for the shore
At sunrise the light shimmers
across its surface
I see myself
in the glassy reflection
and listen to the ocean’s sighs
that appear to echo my own
Where was love
in all this meaningless motion
where was pity and passion
where were the words of soft speech
where were the palpable
signs of affection
where were the gestures
capable of defusing time
where were the keen kisses
to soothe my soul
where were the answers
to stem the cruel tide ?
Night falls
and a golden moon
gives way to blistering stars
bronze shadows stride
across the fragrant water
all is memory
all is loss
all is done
John Lyons
La triste musique de la mer
À l’aube,
je descends vers la mer,
attiré par son mystère.
J’écoute son silence.
Elle aussi recèle des montagnes
profondes et inconnues,
et quand le vent se lève,
elle émet une voix sombre
qui gronde et halète
en cherchant le rivage.
Au lever du soleil,
la lumière scintille à sa surface.
Je me vois dans le reflet vitreux
et j’écoute les soupirs de l’océan
qui semblent faire écho aux miens.
Où était l’amour
dans tout ce mouvement insensé ?
Où étaient la pitié et la passion ?
Où étaient les mots doux ?
Où étaient les signes palpables d’affection ?
Où étaient les gestes capables
de suspendre le temps ?
Où étaient les baisers passionnés
pour apaiser mon âme ?
Où étaient les réponses
pour endiguer
le flot cruel ?
La nuit tombe et une lune dorée
cède la place à des étoiles
flamboyantes.
Des ombres de bronze
s’étendent sur l’eau parfumée.
Tout est souvenir,
tout est perte,
tout est fini.



