The gentle age

Harmless happy
no complaints
A little more a little less
my needs are met
I have the river
I have blue skies
I have a billion lucky
stars to count

From my window
I see squirrels leaping
from branch to branch
Small birds sing to me
when the sun rises
and gilds the golden
leaves that have yet
to fall Winter poses
no threat  I still know
my name and above
all I have you

John Lyons


L’âge doux

Inoffensif, heureux,
sans plaintes.
Un peu plus, un peu moins,
mes besoins sont comblés.
J’ai la rivière,
j’ai le ciel bleu,
j’ai des milliards d’étoiles
chanceuses à compter.

De ma fenêtre,
je vois des écureuils bondir
de branche en branche.
De petits oiseaux me chantent
au lever du soleil qui dore 
les feuilles d’or qui ne sont pas
encore tombées. L’hiver
ne représente aucune menace.
Je connais encore mon nom et,
par-dessus tout, je t’ai, toi.

Believe in love

In the distance the river
that runs down to the sea
Today it flows with a calm
majesty all of its own
I have spent my entire life
on the banks of these waters
The sloping wooden jetty
where as a youngster I chased
my brothers up and down
is still there at the place
where pilgrims once crossed
north to south in shallow boats
on their way to Canterbury
Last night the sky was ablaze
with pilgrim stars The universe
is on the move carrying us
God knows where  Believe
in love and you will be saved

John Lyons


Croyez en l’amour

Au loin, la rivière qui
se jette dans la mer.
Aujourd’hui, elle coule
avec une majesté calme
qui lui est propre.
J’ai passé toute ma vie
sur les rives de ces eaux.
La jetée de bois en pente douce
où, enfant, je poursuivais mes frères,
est toujours là, à l’endroit même
où les pèlerins jadis traversaient
du nord au sud dans des barques,
en route vers Canterbury.
Hier soir, le ciel s’embrasait
d’étoiles pèlerines. L’univers
est en mouvement, nous emportant
Dieu sait où. Croyez en l’amour
et vous serez sauvés. 

Moving home

I’m moving home this week to an apartment with a magnificent view of the Thames.
I will return to posting after I’ve settled in.

There are plenty of poems in the archive.
You can search using keywords, e.g. love, river, sea.

John Lyons

Je déménage cette semaine dans un appartement avec une vue magnifique sur la Tamise. Je reprendrai les publications une fois installée.

Vous trouverez de nombreux poèmes dans les archives.
Vous pouvez effectuer une recherche par mots-clés, par exemple : amour, rivière, mer.

St Mary Magdalen, Bermondsey

The poet knew that true love
is indissoluble           
neither can it be faked

Wild flowers and vines and weeds
come up through the headstones
that line the boundary wall           
in the grounds of St Mary Magdalen           
in Bermondsey Street

The names engraved           
on these sandstone markers
long gone to dust           
and dead words hang in the silence

What of the murmur of dreams
what of the curious  systole and diastole
the beating and pounding           
of blood in the veins
What of the cries and the laughter
the husky pantings of these lovers
now laid to rest?

The poet knows in the senses
of his body and in every limb           
and in every breath that love           
is the pulse of life

John Lyons


Sainte-Marie-Madeleine, Bermondsey

Le poète savait que le véritable amour
est indissoluble et qu’il ne peut être simulé.

Des fleurs sauvages, des vignes et des mauvaises
herbes poussent à travers les pierres tombales
qui bordent le mur d’enceinte de l’église
Sainte-Marie-Madeleine, rue Bermondsey.

Les noms gravés sur ces pierres tombales,
depuis longtemps réduits en poussière,
et les mots morts pendent dans le silence.

Qu’en est-il du murmure des rêves,
de la curieuse systole et diastole,
des battements et des martèlements du sang
dans les veines, des cris et des rires,
des halètements rauques de ces amants
désormais enterrés ? Le poète sait dans les sens
de son corps et dans chaque membre et dans chaque
souffle que l’amour est le pouls de la vie

The meaning of life

In the darkness
in the silence

of the waking day
no bird song

no movement
my heart beating

my breath slow
measured

comfortable
at peace

with my dreams
I think of you

of our common
expectations

and the small
courtesies

that strengthen
the bond of love

John Lyons


Le sens de la vie

Dans l’obscurité,
dans le silence de l’aube,

sans chant d’oiseau,
sans mouvement,

mon cœur bat,
ma respiration est lente,

mesurée, à l’aise,
en paix

avec mes rêves.
Je pense à toi,

à nos attentes communes
et aux petites attentions

qui renforcent
le lien d’amour.

The blaze of a single star

Could all this life really be
from the blaze of a single star?
Did you and I who met
as lovers begin our journey
light years away  Born into
this world of infinite delicacy
and huge tectonic forces : a rose
growing above the seismic
movement of rocks  From
the theatre of birth to the drama
of death – the constant challenge
of innocence pitted against guilt
Autumn days are behind us
the frosts of winter beckon
Life passes at the speed of
of a comet shooting across
the night sky and still nobody
knows where the time goes

John Lyons


L’éclat d’une seule étoile

Toute cette vie pourrait-elle vraiment
provenir de l’éclat d’une seule étoile ?
Toi et moi, qui nous sommes rencontrés
en amoureux, avons-nous commencé
notre voyage à des années-lumière ?
Nés dans ce monde d’infinie délicatesse
et d’immenses forces tectoniques : une rose
poussant au-dessus du mouvement sismique
des roches. Du théâtre de la naissance
au drame de la mort : le défi constant
de l’innocence face à la culpabilité.
Les jours d’automne sont derrière nous,
les frimas de l’hiver nous appellent.
La vie s’écoule à la vitesse d’une comète
filant dans le ciel nocturne, et personne
ne sait encore où le temps passe.

Undying love

Late October
Wood-smoke rising through
the trees  We’re getting close
to Halloween but the spirits
are already abroad
We wonder where they go
when they abandon our
dimension in this universe
where nothing is ever lost
Those whom I loved for so
many years : where are they
now? And what does now
mean in the general context?
Are we all anything more
than eternal wanderers?
It takes imagination to ask
all the questions we ask
and still we lack the crucial
answers  Nature gives us
clues but where are the
absolutes? Words are
the greatest gift we have
apart from the incomparable
gift of undying love

John Lyons


Amour éternel

Fin octobre.
La fumée de bois s’élève
des arbres. Halloween approche,
mais les esprits sont déjà en liberté.
Nous nous demandons où ils vont
lorsqu’ils abandonnent notre dimension
dans cet univers où rien ne se perd.
Ceux que j’ai aimés pendant tant
d’années : où sont-ils maintenant ?
Et que signifie « maintenant » dans
le contexte général ? Sommes-nous
tous autre chose que d’éternels
vagabonds ? Il faut de l’imagination
pour poser toutes les questions
que nous posons, et pourtant,
les réponses cruciales nous manquent.
La nature nous donne des indices,
mais où sont les absolus ?
Les mots sont le plus beau cadeau
que nous ayons, hormis le don
incomparable de l’amour éternel.

The birth of sight

When did vision first appear
in the universe
and who or what saw what?
Who first admired the sun
setting over the Pacific coast?
Who first pledged allegiance
to love under the glow of a full
moon and a black sky peppered
with a billion stars?
Where did the first river run
and were there lovers
strolling along its banks
just as we did so often
when we were first in love
Who cast the first shadows
and thought of the mystery
of time and the fact that nothing
lasts forever and nothing
ever really changes?

John Lyons


La naissance de la vue

Quand est-ce que la vision
est apparue pour la première fois
dans l’univers ? Et qui ou quoi
a vu quoi ? Qui a admiré
pour la première fois  le coucher
de soleil sur la côte Pacifique ?
Qui pour la première fois
a juré allégeance à l’amour
sous la réfulgence d’une pleine
lune et un ciel noir parsemé
d’un milliard d’étoiles ?
Où coulait le premier fleuve ?
Est-ce que des amoureux
se promenaient sur ses rives,
comme nous le faisions si
souvent au début de notre amour ?
Qui a projeté les premières
ombres et pensé au mystère
du temps et au fait que rien
ne dure éternellement et que
rien ne change jamais ?

No other happiness

Not quite a tempest
but the rain was lashing
all night long and at dawn
the wind is still thrashing
the trees methodically
stripping them of their
remaining leaves What
a difference a day makes
Twenty-four hours ago
a rainbow mid-afternoon
a colourful promise that
lasted a matter of minutes
Nature has its own designs
and who are we to complain
We who live in the freedom
of air are bound by a power
that transcends us and must
adjust our moods accordingly
Whatever we imagine

the world is always one step
ahead of us  Nothing lasts
forever but change is permanent
When love blooms enjoy
the fruit There really is
no other happiness

John Lyons


Pas d’autre bonheur

Ce n’était pas vraiment une tempête,
mais la pluie a fusé toute la nuit et,
à l’aube, le vent fouette encore les arbres,
les dépouillant méthodiquement
de leurs dernières feuilles.
Quelle différence en un jour !
Il y a vingt-quatre heures, un arc-en-ciel
en milieu d’après-midi, une promesse colorée
qui n’a duré que quelques minutes.
La nature a ses propres desseins, et
qui sommes-nous pour nous plaindre ?
Nous qui vivons dans la liberté de l’air
sommes liés par une puissance qui
nous transcende et devons adapter
nos humeurs en conséquence.
Quoi que nous imaginions, le monde
a toujours une longueur d’avance sur nous.
Rien ne dure éternellement, mais
le changement est permanent.
Quand l’amour fleurit, savourez ses fruits.
Il n’y a vraiment pas d’autre bonheur. 

In the Guatemalan forest

The quetzal in the rain forest
sings for its own delight
It knows nothing
of the sacred ceremonies
based around its vibrant
red and green plumage
its long flowing tail feathers
mimicked in the priests robes
It knows nothing of the arrival
of the Spanish nor the devastation
that accompanied them
It feeds largely on fruit and small
grubs and insects and both
the male and the female
incubate the eggs 
The wind moves slowly through
the branches  The quetzal attends
to its own business – nothing more

John Lyons

Dans la forêt guatémaltèque

Le quetzal dans la forêt tropicale
chante pour son propre plaisir
Il ne sait rien des cérémonies sacrées
basées sur son vibrant plumage
rouge et vert, ses longues plumes
de queue flottantes imitées
dans les robes des prêtres
Il ne sait rien de l’arrivée des Espagnols
ni de la dévastation
qui les a accompagnés
Il se nourrit principalement de fruits
et de petits larves et d’insectes
et le mâle et la femelle couvent les œufs
Le vent se déplace lentement
à travers les branches  Le quetzal s’occupe
de ses propres affaires – rien de plus