Nothing ever ends
nothing is ever finished –
a portrait, a poem, nothing
is ever complete
And so a day a week a year
a lifetime : how could love
ever be exhausted
A cluster of actions condensed around
a burning star, ash of our hours
in which the kiss is mightier
than the sword
In Margravine we sat
and consumed our love as squirrels
played among the headstones
and we were driven by the wisdom
of our feelings
Bluebells grew in the shadow
of the cemetery wall, and here and there
crocuses and daffodils
There is no reason
for love : it simply is
of necessity and brooks
no denial So too poetry
the passion according
to my heart
2016
John Lyons
_________________________________
Rien ne finit jamais
Rien ne finit jamais,
ni rien ne s’achève –
un portrait, un poème,
rien n’est jamais complet.
Ainsi, un jour, une semaine,
une année, une vie entière :
comment l’amour pourrait-il
jamais s’épuiser ?
Un amas d’actions condensées
autour d’une étoile ardente,
cendres de nos heures où le baiser
est plus puissant que l’épée.
À Margravine, nous nous sommes assis
à consumer notre amour, tandis que
des écureuils jouaient parmi
les pierres tombales, guidés
par la sagesse de nos sentiments.
Des jacinthes des bois poussaient
à l’ombre du mur du cimetière,
et çà et là des crocus et des jonquilles.
L’amour n’a pas de raison d’être :
il est simplement une nécessité
et ne souffre d’aucune négation.
Ainsi en est-il de la poésie,
la passion selon mon cœur.