All things change but the will to change
Days come and go – nights too
Days for work and nights for repose
Love knows no hour It does not leave
with the birds in winter nor arrive
like swallows on a summer’s day
Wrack and ruin is not the consequence
of a bad life : it is the life process
that brings us crashing down
in slow motion Only death is set
in stone Lips I have known
and the sigh of remembrance
is inescapable The river that runs
and the glow of sunshine
on the far bank Where I wonder
are these ships sailing and who
sails within them and what is
the state of their lives Not one
death but many – air earth wind
and fire and all the simplicities
that attach us to our berth
There must be some connection
The mirror tells you the very thing
you are and what dreams will be
your destiny I have a failing appetite
for dry blood There’s darkness
behind her smile and betrayal
in her heart – but there is always
a price to pay sooner or later
John Lyons
Le prix à payer
Tout change, sauf la volonté de changer
Les jours vont et viennent — les nuits aussi
Jours de labeur et nuits de repos
L’amour ne connaît pas d’heure Il ne fuit pas
avec les oiseaux l’hiver ni n’arrive
comme l’hirondelle aux jours d’été
Naufrage et ruine ne sont pas l’effet
d’une mauvaise vie : c’est le cours même
de la vie qui nous fracasse
au ralenti Seule la mort est gravée
dans la pierre Lèvres connues
et le soupir du souvenir
est inéluctable La rivière qui coule
et l’éclat du soleil sur la rive lointaine
Où, je me demande, voguent ces navires,
et qui navigue en eux et quel est
l’état de leur vie Pas une seule
mort mais plusieurs — air, terre, vent
et feu — et toutes les simplicités
qui nous amarrent à notre bord
Il doit y avoir un lien
Le miroir te dit ce que tu es
et quels rêves seront ton destin
Mon appétit pour le sang séché
décline De l’ombre s’exhale derrière
son sourire et de la trahison
dans son cœur — mais il y a toujours
un prix à payer, tôt ou tard