Something pure and simple
on these cold mornings
when there is ice underfoot
and windows are frosted
birds singing as though
it were the dawn of time
which for them it is
just as it is in a sense for us
We live on the threshold
of the instant our memories
filled with future projects
it’s all about what is to come
the next move the next step
each of us with our own agenda
the marriages of hope
and expectation
the bones we have built up
for finer things
There are those who live
on the side of time
and those who resist it
those who could stare
for hours
into the heart of a rose
and those who could never
see the point
We live within the ruins
of decadence and beauty
new cities will rise up
on the site of our demise
but not for the moment
the rose too will wither and die
but not for the moment—
love all you can
while you can
the rest is history
John Lyons
La terre que nous foulons
Quelque chose de pur et de simple
par ces matins froids quand
il y a de la glace sous les pieds
et les fenêtres sont givrées,
les oiseaux chantent comme si
c’était l’aube des temps,
ce qui est le cas pour eux
comme c’est le cas,
d’une certaine manière, pour nous.
Nous vivons au seuil
de l’instant, nos souvenirs emplis
de projets futurs
tout tourne autour de ce qui va arriver,
le prochain mouvement,
le prochain pas chacun de nous
avec son propre agenda,
les mariages de l’espoir et de l’attente,
les os que nous avons construits
pour des choses plus belles.
Il y a ceux qui vivent
du côté du temps et ceux qui
lui résistent. Ceux qui pourraient
contempler des heures durant
le cœur d’une rose, et ceux qui
n’en comprennent jamais le sens…
Nous vivons au milieu des ruines
de la décadence et de la beauté.
De nouvelles villes s’élèveront
à l’endroit même de notre disparition,
mais pas pour l’instant.
La rose aussi se fanera et mourra,
mais pas pour l’instant.
Aimez autant que vous le pouvez
tant que vous le pouvez,
le reste appartient à l’histoire.