This quiet dust was gentlemen and ladies
was lives with ambitions and hopes and dreams
heard other robins sing upon other branches
fished in other streams and knew every shade of love
This quiet dust knew wars that were won and lost
territories gained and others surrendered
knew peace and the pleasures
of community and common purpose
Here where the ivy has prospered
the cypress casts a deeper shade
but names on the stone have weathered
less well — some now well and truly
beyond reading In this small space
a gathering of eras that have passed
as all things pass on journeys unknown
That day the rain held off
and the temperature was mild
winter blossom graced certain gardens
in which roses were pruned to the bone
and as night fell lovers hurried home
to each other’s arms
through the narrow streets
known to Donne and Dowland
to generations of poets and minstrels
Sweet stay a while why must you rise
the light you see comes from your eyes
and Emily who mined her life for meaning
lies too in her crib of dust oblivious
to the broken wings of bees
and butterflies that litter the soil
So make haste. . .
2015
John Lyons
Cimetière St Cross, Oxford
Cette poussière silencieuse fut jadis
des messieurs et des dames,
des vies faites d’ambitions,
d’espoirs et de rêves, entendit
d’autres rouges-gorges chanter
sur d’autres branches, pêcha
dans d’autres ruisseaux et connut
toutes les nuances de l’amour.
Cette poussière silencieuse connut
des guerres gagnées et perdues,
des territoires conquis et d’autres
abandonnés, connut la paix et les joies
de la communauté et du but commun.
Ici, où le lierre a prospéré, le cyprès
projette une ombre plus profonde,
mais les noms gravés dans la pierre
ont moins bien résisté au temps –
certains désormais illisibles. Dans
ce petit espace, un rassemblement d’époques
qui ont passé comme toute chose passe
au fil de voyages inconnus
Ce jour-là, la pluie s’abstint et la température
fut douce. Les fleurs d’hiver ornaient
certains jardins où les roses étaient taillées
à ras, et à la tombée de la nuit, les amoureux
se hâtèrent de rentrer se retrouver dans les bras
l’un de l’autre, par les ruelles étroites connues
de Donne et Dowland, et de générations
de poètes et de ménestrels.
Ma douce, reste un instant. Pourquoi dois-tu te lever ?
La lumière que tu vois vient de tes yeux,
et Emily, qui a tiré un sens des filons de sa vie,
réside elle aussi dans son berceau de poussière,
indifférente aux ailes brisées des abeilles
et des papillons qui jonchent le sol.
Alors dépêchez-vous. . .