Generations of stars

Generations of leaves
have fallen
will fall
She leaves in winter
and returns in the fall
hopefully

Generations of lovers
have filled
will fill the earth
with their joy

My love left
without so much
as a by your leave
Blue sky today
effortless
I read
turn over a new leaf
We live in the light

Generations of stars
have taught us
that time withers
on the oak branch
that fruit falls
and flesh perishes
but life rises up
out of the dust
that stars age into
immortality

2020

John Lyons
_______________________

Des générations d’étoiles

Des générations de feuilles
sont tombées,
tomberont encore.
Elle part en hiver
et revient à l’automne,
espérons-le.

Des générations d’amoureux
ont rempli, rempliront
encore la terre
de leur joie.

Mon amour est parti
sans même un « au revoir
Ciel bleu aujourd’hui,
sans effort.
Je lis, je tourne
une nouvelle page.
Nous vivons dans la lumière.

Des générations d’étoiles
nous ont appris que le temps
se flétrit sur la branche du chêne,
que les fruits tombent
et que la chair périt,
mais que la vie renaît
de la poussière,
que les étoiles vieillissent
jusqu’à l’immortalité.

Seed the dust of the earth

Seed the dust of the earth
bring water and permit
the wheat to rise proudly
on tall stems so that in turn
its seeds will feed the earth

Invoke the angels in your prayers
and cast out the devils that
seek only death and destruction
We are all in this together
and we are all primed to go

Share and share alike
Lovers kiss beneath the full moon
Nobody has ever met a stranger
When I was a boy I dreamt
that I would one day be a man
that I would work to put food
on the plates of others and
that I would never be alone

John Lyons
_________________________________________

Semez la poussière de la terre

Semez la poussière de la terre,
apportez l’eau et laissez le blé
croître fièrement sur de hautes tiges
afin que ses graines nourrissent la terre.

Invoquez les anges dans vos prières
et chassez les démons qui ne cherchent
que la mort et la destruction.
Nous sommes tous unis dans cette aventure
et prêts à partir.

Partagez, partagez équitablement.
Les amoureux s’embrassent sous la pleine lune.
Nul n’a jamais rencontré d’étranger.
Enfant, je rêvais qu’un jour
je serais un homme, que je travaillerais
pour nourrir les autres et
que je ne serais jamais seul.

Einstein’s equation

And then after the rain
a stillness settles
mid-afternoon;

the white sail
cutting a straight line
through the placid river;

sun on the fresh green leaves
of the ash and the sycamore
ruffled in the gentle breeze

Artless time
and the lives shaped
by human breath

Evening primrose
satin flower
the beauty of her soft cheeks

forged in the sun
Einstein’s equation
made flesh

John Lyons
______________________________

L’équation d’Einstein

Et puis, après la pluie,
le calme s’installe
en milieu d’après-midi ;

la voile blanche
fend l’eau
en ligne droite ;

le soleil sur les jeunes feuilles
vertes du frêne et du sycomore,
frémissantes dans la douce brise.

Le temps sans artifice
et les vies façonnées
par le souffle humain.

Primevère du soir,
fleur de satin,
la beauté de ses joues tendres,

forgée au soleil.
L’équation d’Einstein
incarnée.


The cycle of life

The artful mind
that turns words
and all other things
into substance

Rhythm and shape
and movement
so that syllables
dance across
the page

I live by the mouth
of the river
I live and die
for love

Nothing is ever finished
and yet the universe
is complete

Wisdom that comes
from the stars
returns to the stars
that’s the cycle of life

John Lyons


Le cycle de la vie

L’esprit artistique
qui transforme les mots
et toutes choses
en substance.

Rythme, forme
et mouvement,
les syllabes qui
dansent sur la page.

Je vis à l’embouchure
du fleuve. Je vis
et meurs par amour.

Rien n’est jamais achevé,
et pourtant l’univers
est complet.

La sagesse venue
des étoiles retourne
aux étoiles : tel est
le cycle de la vie.

The beauty of life

A cluster of late poems
that arrive as a windfall

Winter has not been so harsh
and spring will soon be upon us

Worker bees will begin to forage for
early nectar and pollen to feed the new brood

while honey bees will commence
their cleansing flights

so as to leave the hive spick and span
for the coming months

In the woods and meadows
every waking creature will add its voice

to the summer symphony that celebrates
the undying beauty of life

John Lyons


L’éternelle beauté de la vie

Un recueil de poèmes tardifs
qui arrivent comme une aubaine

L’hiver n’a pas été si rude et
le printemps sera bientôt là

Les abeilles ouvrières commenceront
à butiner le nectar et le pollen pour nourrir

le nouveau couvain tandis que les abeilles
mellifères entameront leurs vols de nettoyage

afin de laisser les ruches impeccables
pour les mois à venir

Dans les bois et les prairies,
chaque créature éveillée ajoutera sa voix

à la symphonie estivale qui célèbre
l’éternelle beauté de la vie

A few chosen words

A few chosen words
A few well-chosen words
that bond into poetry
sun moon and stars
the rise and fall
of the old river that
languishes in its bed
the many bridges
we cross in the course
of a life – the many kisses
we exchange on
the occasions of love

Ours was never
an everlasting though
it should have been
There was a certain
fragrance when our bodies
came together that I will
never forget   I have no one
to blame but myself
but I miss you all the same
but that is the shape of it

John Lyons


Quelques mots choisis

Quelques mots choisis
Quelques mots bien choisis
qui s’unissent en poésie :
le soleil, la lune et les étoiles,
le flux et le reflux du vieux fleuve
qui languit dans son lit,
les nombreux ponts que nous
traversons au cours d’une vie,
les nombreux baisers
que nous échangeons en amour.

Notre amour n’a jamais été éternel,
bien qu’il aurait dû l’être.
Il y avait un parfum particulier
lorsque nos corps se unissaient,
un parfum que je n’oublierai jamais.
Je n’ai que moi à blâmer, mais
tu me manques malgré tout.
C’est ainsi la vie.

Before the war

On a bitterly cold day
snow falling
on the dark streets
he had a taste
for something warmer
a snug bar serving oysters
with white wine
and a little bread

and as they ate and drank
from time to time
she leaned into him
her warm cheek against
his warm cheek
and he could feel
the beat of her heart
This was before the war

John Lyons


Avant la guerre

Par une journée glaciale
où la neige tombait
sur les rues sombres,
il a eu envie de quelque chose
de plus chaud : un bar chaleureux
où l’on servait des huîtres
avec du vin blanc
et un peu de pain.

Et tandis qu’ils mangeaient
et buvaient, de temps à autre,
elle se penchait vers lui,
sa joue chaude contre la sienne,
et il sentait les battements
de son cœur.
C’était avant la guerre.

The botany of beauty

Perennial Honesty : a popular cottage
garden plant famous for its fragrant
spring flowers and for its translucent
silver-dollar-shaped seed pods
It thrives in sunshine or partial shade
in moist well-drained soil

A true perennial — it provides early nectar
and is food for the caterpillars
of the orange-tipped butterfly
Linnaeus so well understood
the botany of beauty that penetrates
every aspect of our lives and never
betrays our love or our trust

John Lyons


La botanique de la beauté

La lunaire vivace : une plante populaire
des jardins de campagne, célèbre
pour ses fleurs printanières parfumées
et ses capsules de graines translucides
en forme de pièce d’argent. Elle prospère
au soleil ou à mi-ombre, dans un sol
humide et bien drainé.

Véritable vivace, elle offre un nectar
précoce et nourrit les chenilles
du papillon à pointe orange.
Linné comprenait si bien la botanique
de la beauté qui imprègne chaque aspect
de nos vies et ne trahit jamais
notre amour ni notre confiance.

Once upon a time. . .

The living tongue
and a single mind
Words that grow
out of words
Feelings that grow
out of feelings

Remember at dawn
on a Sunday : the crest
of passion : limbs locked
mouth pinned to mouth
in a transport of delight

Such sweet sorrow
when we parted
and no solace since
Pretty is a poor relation
The hands have their language
they beckon and they
shoo away Nothing lasts
forever though art and poetry
make a valiant attempt

The peacock is immortal
the hen lays golden eggs
Once upon a time is
not the end of the story

John Lyons


Il était une foi. . .

La langue vivante
et un esprit déterminé,
des mots qui naissent des mots,
des sentiments qui naissent
des sentiments. Souviens-toi,
à l’aube d’un dimanche : l’apogée
de la passion : les membres enlacés,
bouche contre bouche,
transportés de délice.

Une si douce tristesse
lors de notre séparation,
et aucun réconfort depuis.
La joliesse est une pauvre parente.
Les mains ont leur langage,
elles appellent et elles repoussent.
Rien ne dure éternellement,
même si l’art et la poésie
font une vaillante tentative.

Le paon est immortel,
la paonne pond des œufs d’or.
« Il était une fois » n’est pas
la fin de l’histoire.

The intimacy of eyes

The intimacy of eyes
worth more than gold
more than the brightest diamond
the intimacy of eyes we shared
when first we fell in love

My craft is to put your beauty
into words but I fail on every occasion
How to capture the gentle breath
on your lips or the subtle beat
of your heart  I worship you
at Apollo’s altar and bring flowers
to lay at your feet  But it is
never enough Had I the song
of a robin or a nightingale
I would sing for you every day

In Berlin snow fell on the linden
trees and we held hands
in the darkness in the silence
beneath a canopy of stars

John Lyons


L’intimité des yeux

L’intimité de nos regards, plus
précieuse que l’or, plus précieuse
que le plus brillant des diamants,
l’intimité de nos regards échangés
lorsque nous sommes tombés amoureux.

Mon art est de traduire ta beauté
en mots, mais j’échoue à chaque fois.
Comment capturer le souffle léger
sur tes lèvres ou le battement subtil
de ton cœur ? Je te vénère sur l’autel
d’Apollon et j’apporte des fleurs à tes pieds,
mais ce n’est jamais assez. Si j’avais le chant
d’un rouge-gorge ou d’un rossignol,
je chanterais pour toi chaque jour.

À Berlin, la neige tombait sur les tilleuls
et nous nous tenions la main
dans l’obscurité, dans le silence,
sous une voûte étoilée.

John Lyons